




Les 200 membres de l’église Taman Yasmin située à Bogor sur l’île de Java comptent bien utiliser tous les moyens légaux pour se faire entendre. Ils se réunissent tous les dimanches en plein air devant les portes de leur lieu de culte, depuis la fermeture du bâtiment en avril dernier. «Nous continuerons de nous réunir ici, pour protester contre la fermeture arbitraire de notre bâtiment» affirme le pasteur Ujang Tanusaputra.
L’église avait pourtant reçu un permis de construction pour ce bâtiment, et avait même rencontré le maire de Bogor qui les avait encouragés à continuer de construire et à développer de bonnes relations avec la communauté locale. Tout se passait bien jusqu’à ce que, alors que la construction était presque achevée, un groupe de musulmans commence à manifester contre l’église. Les autorités locales leur demandèrent alors d’arrêter les travaux et fermèrent le bâtiment, en vertu d’une loi indonésienne qui permet la fermeture d’un lieu de culte si la communauté locale s’oppose à celui-ci. Mais les membres de l’église ont décidé de ne pas en rester là. Comme l’apôtre Paul qui a profité de son titre de citoyen romain pour demander à être jugé par l’Empereur, ils ont choisi de porter un recours pour discrimination religieuse, au rapporteur de l’ONU sur la liberté de religion et de croyance. Ils espèrent ainsi interpeler la communauté internationale sur la situation des chrétiens en Indonésie, où les églises peuvent être fermées arbitrairement à tout moment. Une autre église a été fermée en juin à Bekasi, non loin de Bogor.
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